Cette épisode avorté est celui qui devait terminer la saison 3, avant Chuck Norris et l'Apocalypse, vous savez, quand on avait plus du tout d'inspiration pour la
suite ! On y retrouve une bonne dose de conneries et les gags classiques "apostrophesques", ainsi que plein de références à l'intégralité de la série et plein de clins d'oeil...
Alors nous vous le mettons gracieusement dans cette rubrique Hors Sujet ! Enjoy !
L'APOSTROPHE
LA FIN DU MONDE
Le tonnerre grondait, le ciel était lourd de nuages noirs qui défilaient rapidement, et entre les arrêtes affilées des sombres
montagnes hurlaient tous les vents de l´enfer. Au bord d´un haut plateau un homme se tenait, aussi sombre que la pierre, dans la demie lumière du crépuscule.
Cet homme c´était l´Apostrophe, ces montagnes étaient celles qui surplombaient Conomieville, et cette obscurité hurlante qui
déchirait le paysage était celle qui faisait rage dans les pensées de notre héros.
Une fois qu´il eut finit de se branler, il eut les idées plus claires. Il suivit des yeux sa purée se perdre en contrebas, puis
rangea dans sa poche la photo du canard en plastique jaune qu´il aimait tant.
Pour sûr ça faisait du bien, mais ça n´arrangeait pas ses problèmes pour autant. Il revint a ses préoccupations actuelles, qui
l´avaient tiré de sa routine de super héros sauveur de l´humanité multirécidiviste (également violeur sadomaso-ophile et poseur de doigts dans le cul multi sexuel), qui l´avaient motivé a bouger
sa graisse de grosse larve de beauf, qui l´avaient empêché de faire plus de papouilles a sa petite chatte Twistie, pour se retrouver en quête de réponses sur la plus haute montagne de la région,
le Mont Péné, tout nu sous son pull mais aussi recouvert d´un grand manteau en vraie peau de Vincent McDoom qu´il s´était tricoté lui-même a Fleury-Mérogis, assisté par... Vincent
McDoom.
L'Apostrophe regardait Conomieville, qu'il avait tant de fois sauvée, sa patrie, son royaume, si fragile sous le ciel de plomb qui
menaçait de l’écraser. Elle apparaissait à ses yeux de héros comme une vision de sa chute, de la fin inexorable de sa destinée.
Les derniers mois avaient eu raison de sa confiance inébranlable. Les révélations sur sa véritable identité d'Alien (rappelons
qu'il est issu de la planète Strophicus), la tentative de coup d'Etat de Norbert en manque de reconnaissance de la part de ses papas scénaristes, son séjour en prison, les réalités superposées de
celui-ci et les divers remaniement de la réalité qu'il avait connu, tout cela sentait mauvais et sonnait comme le gong de sa série, et par-là même son destin de super héros.
C'est en face de cette réalité, là sur le toit du monde, qu'il sentit une peur bien plus grande que jamais, la peur de l'oubli,
l'ennemi viscéral du héros. Finies les batailles contre ses bons vieux ennemis Desno, Harry Pottier et Vilain Gros Banania, finis les démontages de culs et de cubes, les road-trips avec son pote
Chapelle... il se remémorait son heure de gloire lors du match des Deep Postrophes contre les Braves New Cubes et leur victoire par KO-IT au bout de la 3e seconde de jeu. C'était bien loin tout
ça.
Ressassant ses souvenirs et ses noires pensées, il marchait ce faisant le long de la haute crête. Du vide qu'elle surplombait,
recouvrant le sifflement sauvage du vent qui se découpait sur les rochers, se fit entendre un mugissement chaotique HUAUAUAUAUAUAUAUAUAUAUAUAUA qui n'en finissait pas et prenait en
intensité.
Interloqué, l'Apostrophe se pencha en avant au-dessus de l'à-pic, lorsqu'une chose ENORME en surgit, dans une rafale de vent qui
projeta l'Apostrophe en arrière. Il fit plusieurs tours sur lui-même, et avec une maîtrise digne d'un ninja, atterrit sur les roches la tronche la première... il s'était mangé comme une
merde.
Il releva sa tête pour identifier la source du bruit... Et là surprise, ce qu'il vit était UNE SOUCOUPE VOLANTE ! Elle tournait
sur elle-même à 3 mètres au-dessus du bord du gouffre, des projecteurs éclairant le vide. L'un deux se braqua sur l'Apostrophe et une voix résonna de la chose métallique :
"AAAAAAAH OUIIIIII PUTAIN SUCE MOI SALOPE"
L'Apostrophe resta choqué et sans comprendre. Mais l'engin reprit :
"Gloups euh je crois que le micro est branché"
"Quoi ? On est à l'antenne ? AH MERDE !!!! BON CONTINUE TOI"
"GARGLLL "
"HUM HUM. HOLA TERRIEN. NOUS VENONS EN PAIX ; NOUS CHERCHONS UN DENOMME APOSTROPHE".
L'Apostrophe, grand diplomate devant l'Eternel, professionnel du dialogue, fan absolu de Kevin Spacey dans "Le Négociateur" et de
Maïté (ce qui n'a que peu de rapport), entreprit d'arracher un gros bloc de roche du sol, de le grignoter en forme de crochet et de tisser ses poils de couilles en une longue chaîne velue. Doté
de cette nouvelle arme improbable, il harponna la soucoupe volante, ancra ses pieds au sol et la fit tourner au bout de sa laisse. Il la lança en direction d'une falaise, où elle alla s'écraser
violemment. On entendait les cris des occupants dans les haut-parleurs "WAAA PUTAAIIIIIIN DIS DOOONC" hurlaient-ils.
Rapidement des portes s'ouvrirent dans le vaisseau, et crachèrent beaucoup de fumée, puis des gens d'apparence normale. Eux
toussaient et trébuchaient, choqués par le choc (ben oui). En quelques bonds l'Apostrophe fut sur eux "A MORT LES ALIEEEEEEEENS" et trancha en pièces les trois premiers membres de l'équipage en
quelques coups d'une épée sortie d'on ne sait où.
"Non maiiiiiiis arrête !" cria le capitaine, qui se tenait les parties en pleurant.
En effet, l'hôtesse de l'air qui le suçait à l'instant avait été bien secouée durant le crash, et lui avait en fait sectionné la
queue. Résultat, elle s'était étouffée avec et le capitaine était bien en peine.
L'Apostrophe, de son côté, arrêta le massacre, non parce que le capitaine le lui avait ordonné, mais bel et bien pour se foutre de
sa gueule.
"AHAHAHAHA ton p'tit oiseau est mort ce soir !!! Owin Bowé, Owin Bowé, chantait-il.
- Oh ça va TA GUEULE ! fit le capitaine, et il lui donna une claque. On est venu en paix à la base !
- L'Apostrophe allait pour lui arracher la gorge avec les ongles mais sentit le besoin de dire : "J'ai cru que vous étiez des
Aliens, quelle idée de se balader en soucoupe volante, personne fait ça !"
- A ton époque non, mais nous, nous venons du futur, et tout le monde le fait !
- Du futur ? s'étonna l'Apostrophe.
- Du futur.
- Oh merde !
- Non c'est bien car nous avons plein de technologies cool, regarde, MEDECIN !
Le médecin les rejoint, ce n'était pas un homme mais un petit cochon de lait, habillé d'une blouse blanche et d'un petit chapeau
blanc d'infirmière, vous savez celui avec la croix rouge. L'Apostrophe se demandait s'il portait quelque chose sous sa blouse, lorsque le médecin sortit de sa trousse de secours une petite
capsule. Il la posa sur le penis du docteur, des pattes lui poussèrent, et le robot-medic commença à réparer la pine du capitaine.
- Waou mais c'est trop fort, dit l'Apostrophe au docteur.
- grouik !
- Ta gueule gros porc !
Une fois son engin réparé (pas la soucoupe), le capitaine reprit :
"Postrophe, si nous sommes venus du futur, c'est pour te voir. Désolé de te l'apprendre mais à notre époque les choses ne vont pas
bien, pas bien du tout. C'est l'anarchie totale et les gens ont perdu l'espoir. Le monde est en ruine !
- Ah c'est con pour vous les enfants, mais j'ai déjà assez de problèmes comme ça dans mon présent ! Je ne vais pas résoudre les
votre en plus !
- Attends un peu car nos problèmes sont liés. Tu es aujourd'hui au crépuscule de ta vie de super héros... ta fin approche, mais
contrairement à ce que tu crois, ce n'est pas un fait naturel, tu n’es pas en fin de vie, simplement en fin de série.... LACHE CE CADAVRE ! Cria-t-il à l'Apostrophe qui essayait de se faire le
cadavre de l'hôtesse de l'air.
- Pardon... fin de série tu disais ?
- OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII hurla le capitaine.
- OH PAS LA PEINE DE GUEULER !
- Pardon. Donc oui fin de série... ce vide que tu sens Postrophe, en ce 5 juin 2008, c'est le manque d'inspiration de tes
scénaristes, le manque de renouveau dans tes aventures, le désinterêt du public... la fin de la série ! Ton monde va bientôt prendre fin Postrophe !
- AAAH MAIS C'EST HORRIBLE, fit l'Apostrophe en se chatouillant.
- A qui le dis-tu ! C'est bel et bien horrible, car si ta série s'arrête Postrophe, il n'y aura plus d'espoir pour l'humanité et
bientôt tout commencera à partir en couille, les gens hurleront "l'apostrophe on veut de l'apostrophe", ce qui en plus d'être inutile à rameuté tout tes anciens ennemis qui voulaient profiter de
ton absence. Ca a été amusant cinq minutes mais sans héros à combattre, ils se sont lassés eux aussi et ont cessé d'exister à leur tour.
- Mais attends, je ne comprends pas, reprit l'Apostrophe. Il y a toujours eu des super héros, des livres, des BD, des films...
pourquoi ma disparition plongerait le monde dans le chaos ?
- C'est vrai Postrophe, il y a toujours eu des héros... MAIS APRES TOI IL N'Y EN AURA PLUS !
- Maiiiiis pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii gémit Postrophe d'une voix de gay en se roulant en hexagone (chose que seul lui
savait faire).
- Parce qu'après cette époque, les gens perdent toute envie de créer des histoires de super héros, car tu as sûrement remarqué que
la "capacité cœrcitive à créer un microcosme fictif" de la société moderne va en s'appauvrissant !
- Gué ?
- Hum... regarde les "vieux" super héros, Spiderman par exemple, 1962, tu connais sa dramatique histoire d'étudiant à la
mords-moi-le-noeud, de l'araignée radioactive, ses dilemmes avec sa copine, son devoir de super héros, la culpabilité pour son oncle, j'en passe et des meilleures. Tu vois quand même que la toile
de fond est travaillée, et toutes ses aventures y font référence, la plupart de ses opposants font partie de son passé... Pas de la merde quoi.
Donc tous ces super héros d'antan avaient une histoire personnelle super développée, des traits de caractère marqués... les gens
s'y retrouvaient un peu, ils s'y identifiaient.
Dans notre société actuelle, on a créé quoi comme super héros ? Hein ? Tu peux me le dire ?
- Euh... Les super nanas ?
Il se mangea une claque.
- Oui Postrophe. Les super nanas, Dexter, Johnny Fantôme ? Fantomette ? C'est ça les nouveaux super héros ? Ouah. C'est travaillé
non ? Youpi !
Le capitaine fit une galipette arrière et dansa la polka d'un air mécontent. Il reprit :
" Donc tu réalises que depuis nos parents, aucun renouveau super héroïque, on s'est contenté des sous dessins animés japonais, de
mettre en film des héros d'il y a 50 ans (merci Marvell), ou d'autre subterfuges. Ce qui s'est passé ensuite, c'est que le niveau était si bas que personne n'avait la capacité pour refaire des
vrai super héros comme en 40, personne n'avait les couilles de se lancer.
Jusqu'en 2003, lorsque trois scénaristes déjantés te donnèrent naissance. Tu étais la nouvelle race de super héros, tellement
primitif, tellement fou, tellement incohérent, que tu pouvais rassurer les gens en enfonçant encore plus le niveau général, pour leur redonner envie de croire !
- Moi ? Incohérent ? J'vais te bouffer les entrailles enfoiré ! s'énerva l'Apostrophe en s'aiguisant les mâchoires !
- Pardon ? Postrophe, tu es né d'une fiole d'un liquide bleu-blanc-rouge (allez la France !), concentré de jus de fruits et de
Nesquick, qu'une sorcière a donné à ta mère après que celle-ci ait tué ton père (Bob Jacques Henri), et en même temps tu es né sur la planète Strophicus, ton vrai père tournait des slogans pour
Optic 2000, tu vis avec une chatte que tu as trouvé dans un hamburger et un chien inutile et homosexuel... Tu as été marié à une femme qui portait le nom de ta mère Ingraide, puis à Ségolène, une
pute qui s'est avéré être Norbert, un débile mental serial killer que tu as rencontré en prison après avoir été réincarné en Ronald MacDonald... Je continue ?
- Nan nan ça va, oh la la ça me donne le tourne-vis quand tu résume ma vie comme ça. Et comment tu sais tout ça ?
- C'est dans tous les livres d'Histoire du futur !
- Ah. C'est important alors.
- Eh bien oui car nous savions que quelqu'un devait venir te trouver sur cette montagne pour te dire tout ce que je t'ai dit.
Maintenant nous devons t'aider à sauver la série. Au fait nous ne nous sommes pas présentés... tu vois ici les envoyés de la délégation mondiale Postroph’s Avé, notre vaisseau s'appelle
L'Entrecuisse. Je suis le Capitaine Queudalle, et voici le Docteur Scrotte, et les agents Pénètre, Coulure et Michkanova. Je te présente pas les autres car tu les as tués, et on s'en bat la race
de toute façon.
- Mais je comprends pas, avec toute votre technologie du futur, vous étiez pas assez intelligents pour inventer des super héros
?
- Intelligents si, mais créatifs, non. C'est une question d'inspiration, Postrophe, Les gens de notre époque ont perdu toute
capacité à trouver des concepts... nous sommes impuissants... alors nous nous sommes plongés dans de vieilles pages internet, et nous t'avons trouvé sur http://lapostrophe.over-blog.com/ ... tu
es notre sauveur !
- Cool ! Ben ça me fait une aventure du coup ! Je viens avec vous dans le futur ?
- Postrophe, tu as détruit notre machine temporelle...
A ce moment l'Apostrophe se sentit très con. Le Capitaine Queudalle le regardait méchamment, les agents du futur rigolaient d'un
rire nerveux, même ceux qu'il avait tué se moquaient de lui. Le docteur émettait des "groink groink groink" en se frottant le sexe avec des coquelicots.
L'Apostrophe ne savait pas trop quoi dire. Allait-il être sa propre perte ? Allait-il trouver un subterfuge héroïque pour s'en
sortir, cette fois-ci ? La série était-elle vraiment incohérente ? Ca fait quoi, d'être un oeuf ? Où est Charlie ? Tant de questions qui restent en suspens jusqu'au prochain épisode
!
Sil20
Commentaires